Pour quelques carats de plus (5 / 10)
Un postulat de base original coté dénonciation, une réalisation soutenue et maitrisée quoique très classique, Edward Zwick avait en mains toutes les cartes pour batir une oeuvre solide et puissante. Et puis le tout se perd dans les clichés du film à grand spectacle qui tente de dénoncer, tout en vendant son quart d'heure d'action. Ca tire, ça explose, ça sort les violons, il y'a de l'amour, des clichés en veux-tu en voila, le tout au service de personnages caricaturaux à outrance, que ne sauve pas un DiCaprio toujours pro mais peu attachant dans ce film.
Les bonnes scènes cotoient les mauvaises, la dénonciation est abordée mais jamais développée, et la fin est naïve. Les scènes de guerre sont excellentes, Zwick sait filmer quand ça flingue, mais c'est tout. Coté engagement, cle réalisateur est à coté de la plaque et caricaturarise. On croit au propos, mais pas au film, qui passe pour un "film engagé sponsorisé par hollywood". Le film tente de suggérer la violence morale pour choquer mais ne la retranscrit à l'écran, faisant retomber l'impact initialement espéré.
Bref, l'idée de base est très bonne, mais le film est dramatiquement consensuel et pseudo moraliste, sans compter sa durée qui n'aide pas le spectateur à demeurer concentré sur son propos. Du même auteur, Le Dernier Samurai, même en demeurant lui aussi tout aussi long et très hollywoodien, était pourtant largement plus réussi et spectaculaire.
Par Laurent B. le 30 avril 2010.
Critique du film Blood Diamond (8 / 10)
LA COULEUR DE L’ARGENT
Blood Diamond concentre les grandes tendances de ces derniers mois à Hollywood. A commencer par la violence inhérentes aux grosses productions, d’
Apocalypto de
Mel Gibson aux
Infiltrés de
Martin Scorcese. Pas de complaisance, ni de compromis, avec de l’hémoglobine à profusion. Le long-métrage d’
Edward Zwick (
Le dernier samouraï) arrive également dans un contexte de retour en force du film militant. En ce sens,
Blood Diamond s’inscrit dans la droite lignée des brûlots
The Constant Cardener de
Fernando Meirelles et
Lord Of War d’
Andrew Niccol. Après le commerce des armes et ceux des médicaments,
Zwick s’intéresse lui aux diamants et le chaos qu’ils engendrent. Un commerce parallèle inévitable au même titre que le pétrole et la drogue. Le metteur en scène trouve en
Jennifer Connelly,
Leonardo DiCaprio et
Djimon Hounsou le trio parfait, et l’équilibre adéquat, pour une oeuvre qui ne cède en aucun cas à la facilité. L’amourette entre la journaliste (
Jennifer Connely) et le bad boy (
Leonardo DiCaprio) semblait cousue de fil blanc, mais le cinéaste a le bon goût de ne pas tomber dans les lieux communs. Bien vu.
Conduit sur un rythme effréné, ne laissant de répit au spectateur,
Blood Diamond réussit la parfaite symbiose entre divertissement et rhétorique. Une prise de conscience tardive mais salutaire. Certes, la goutte d’eau reste infime. Et le chemin pour endiguer le fléau immense à parcourir…Mais les petites rivières finissent par former les grands fleuves...
H.T
...Par où commencer quand on sort de Blood Diamond ? Peut-être par la performance des acteurs. Porté par un casting parfait, mention spéciale pour Djimon Hounsou, on passe par différents états : la colère le chagrin l'impuissance .Tout cela grâce aux acteurs qui nous livrent chacun à leur manière une belle interprétation de leur rôle si distant et pourtant si puissant.
On retrouve un Dicaprio toujours aussi à l'aise dans ses rôles, ici avec une barbe de 3 jours, une chemise qui baille et un féroce désir de mettre la main sur un diamant...Puis vient une Jennifer Connelly qui elle aussi se balade dans ses rôles, passant d'une droguée dans Requiem for a dream à une épouse désemparée dans Un homme d'exception et enfin une reporter intrépide dans Blood diamond.
Pour ce qui est de l'imposant Djimon Hounsou, son talent est indéniable. On se souviendra de lui au côté de Russel Crowe dans « Gladiator ». Il se démarquait déjà des autres à l'époque. Si l'on décèle en lui l'étoffe d'un grand acteur c'est grâce à sa prestance, son assurance : en un mot son charisme. Outre le jeu quasi parfait des acteurs, Edward Zwick parvient à faire passer un message politique. Il dénonce en effet la cruauté humaine – en Afrique – l'exploitation des hommes, la violence, l'enrôlement d'enfants dans des corps d' armée destinés à ne plus éprouver le moindre sentiment, se droguant, oubliant d'où ils viennent. Ce qu'il faudrait retenir de ce film, c'est le fait que chaque jour en Afrique des Hommes tentent de subvenir aux besoins de leur famille, tentent de préserver leur vie, tentent de rester en vie et se battent pour cela.
Tiffany
Par zoom-Cinema.fr le 31 janvier 2007.
Dernières réactions sur Blood Diamond
Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des
révélations sur la fin du film "Blood Diamond" ou
sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas
encore vu Blood Diamond.
Ce film a 1 commentaire.