Coluche (C'est l'histoire d'un mec)
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Coluche (C'est l'histoire d'un mec) Affiche du film Coluche (C'est l'histoire d'un mec)
 


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Ciné : 15 octobre 2008

Genre : Comédie dramatique.
Nationalité : Français

Photos du film

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Secret de tournage du film Coluche (C'est l'histoire d'un mec)

Secret de tournage du film Coluche (C'est l'histoire d'un mec)

François-Xavier Demaison, incarne Coluche

La biographie, un registre à la mode depuis quelques mois dans l’Hexagone. La Môme a triomphé aux quatre coins de la planète et permit à Marion Cotillard d’empocher un Oscar et un César. Un doublé historique. Autre biopic : Sagan, sortie en juin 2008, avec en tête d’affiche Sylvie Testud dans le rôle de la romancière. Ironie du sort cette dernière était déjà présente au générique de La Môme. Coluche, l’histoire d’un mec arrive après cette série d’adaptations pour le grand écran de vies fascinantes. Au regard de l'ampleur du projet, très étonnant fût le choix du cinéaste retenu par les producteurs : Antoine de Caunes. Tous ses films en temps que réalisateur se sont révélés des échecs commerciaux. De Monsieur N à Décalage horaire en passant par Les morsures de l’aube. Autant d’œuvres qui n’ont pas réussi à fédérer un large public.

François-Xavier Demaison, un comédien peu connu

Pour incarner le célèbre humoriste, Antoine de Caunes a fait appel à un comédien encore relativement peu connu du grand public, François-Xavier Demaison. Ce dernier, ex-avocat fiscaliste à New-York, a laissé tomber son ancien métier pour se lancer dans la comédie. Son premier one-man show a été produit par Samuel le Bihan. Antoine de Caunes l’a découvert lors d’un spectacle à Paris au théâtre de la Gaité Montparnasse. Nul doute que le rôle de Coluche devrait le marquer à vie et donner un coup d’accélérateur à sa carrière, comme Marion Cotillard en son temps. Visiblement le comédien a été bouleversé par cette expérience : "je ne suis pas sorti indemne de ce film. Il y aura un avant et un après Coluche" (Première, juin 2008). Des propos à rapprocher de ceux de l’interprète d’Edith Piaf dans La Môme. Marion Cotillard déclarait lors de la sortie du film : "je n’aborderai plus jamais un rôle de la même façon. Piaf m’a appris beaucoup de choses. Par rapport au travail, je pense que je prendrai encore plus de plaisir qu’auparavant parce que je sais maintenant que les personnages existent à part entière. J’aurai une manière de les faire vivre encore plus intense". Le parrallèle des déclarations se révèle saisissant.

Pour compléter le casting : le méconnaissable Olivier Gourmet, acteur fétiche des frères Dardenne, incarne le manager de Coluche. A ses côtés Gil Galliot interprète le professeur Choron. Et Léa Drucker a la lourde tâche de jouer le rôle de Véronique Colucci, la compagne du comique.

La genèse du projet

Le projet d’adapter le destin de Coluche au cinéma remonte à août 2004. Véritable icone de toute une génération, la vie du plus célèbre comique des deux dernières décennies intéresse fortement deux producteurs, Edouard de Vésinne et Thomas Anargyros. Ces derniers confient à un metteur en scène de théâtre, Diastème, le soin d’écrire une première histoire.

En décidant de confier à Antoine de Caunes la réalisation de ce long-métrage, le projet connait un coup d'accélérateur. Plutôt que de s’éparpiller et réaliser une transcription littérale de la vie de l’humoriste, le cinéaste préféra se concentrer sur une période courte, entre sa candidature à l’élection présidentielle, le 30 octobre 1980, et la victoire à ce scrutin de François Mitterrand, le 10 mai 1981. La démarche n’est pas sans rappeler celle de Jean-Paul Rouve, avec Sans Arme ni haine ni violence. L’ancien membre des Robins des bois avait préféré lui aussi se concentrer sur l’exil d’Albert Spagiarri en Amérique du Sud, plutôt que relater le casse qui avait fait connaitre son héros.

Le tournage

Le tournage de Coluche, l’histoire d’un mec dura deux mois au total. Parmi les décors indispensables à reconstruire : son domicile. Sa maison du 14 rue de Gazan fut reproduite à l’identique dans les studios de Bry-sur-Marne. Des frais importants au regard de l’enveloppe globale de 8 virgules ; 5 millions d’euros dont disposait Antoine de Caunes. En matière de mise en scène, Antoine de Caunes privilégia les plans serrés et les focales courtes pour filmer au plus prêt le désarroi de Coluche après sa défaite lors de l’élection présidentielle. De son côté François-Xavier Demaison pris douze kilos pour incarner Coluche. A contrario de Marion Cotillard dans La Môme, les maquilleuses n’eurent pas recourt au latex pour transformer le visage du comédien. Seuls les sourcils ont été épilés, et les cheveux teints, sans oublier une prosthèse dentaire en bouche. Pour le reste, peu de recourt à des éléments artificiels, comme le souhaitait le comédien. La première scène tournée fût celle de l’arrivée au théâtre du gymnase en Harley Davidson. François-Xavier Demaison a appris à conduire la moto mythique avec Jo, ancien leader des Hell’s Angels, dans de vieilles usine désaffectés de Nanterre. Autre scène clé : celle racontant la relation amicale entre Coluche et Jacques Attali, avec l’arrivée au siège du Parti Socialiste le 10 mai 1981, jour de l’élection de François Mitterrand. L’équipe a obtenu du premier secrétaire du parti, François Hollande, l’autorisation de tourner rue de Solferino. Antoine de Caunes et ses assistants installèrent leur caméra le 10 décembre 2007 à 5 heures du matin, en tournant par des températures négatives.

Marketing

Coluche, l’histoire d’un mec sort le 15 octobre 2008 en France. Le long-métrage sera un des évènements de l’automne. Le plan marketing devrait très certainement souligner et s’appuyer sur la performance de François-Xavier Demaison dans le rôle principal. Dès le mois de juin 2008, le magazine Première a été autorisé à relater les secrets du tournage. En échange le comédien fait la une du magazine, doigt pointé façon E.T.

Justice

Coluche, l’histoire d’un… imbroglio juridique ! La sortie pourrait être compromise par une action de justice. Le producteur Paul Lederman réclame la suppression du sous-titre "histoire d’un mec" qu’il juge contrefaisant. Verdict la semaine suivante.

Par zoom-Cinema.fr le 15 octobre 2008.

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