Secret de tournage du film Hannibal : les origines du mal
Jamais 3 sans 4
Et de quatre…Quatrième opus mettant en scène directement les aventures d’Hannibal Lecter. Le plus célèbre des cannibales de l’histoire du septième art, sans aucun doute.Un personnage rendu célèbre par Anthony Hopkins, qui endossa à trois reprises le rôle dans Le silence des Agneaux, Hannibal et Dragon Rouge. A l’origine du monstre, un auteur, Thomas Harris. Dragon Rouge dû ainsi un best-seller en librairie avant d’être porté sur grand écran. Bien avant, Hannibal Lecter fit sa première apparition dans Le sixième sens de Michael Mann (Miami Vice, Ali) en 1986. S’en suivit alors le mythique Silence des agneaux, où la belle Jodie Foster alias Clarisse doit affronter l’incroyable Hannibal Lecter. A la clé, un long-métrage qui a marqué les esprits, avec pas moins de cinq Oscars : meilleur film, meilleur acteur (Anthony Hopkins) et meilleure actrice (Jodie Foster)
2007, l’année Gaspard Ulliel
Derrière la caméra, Peter Webber, qui après son premier film à succès La jeune file à la perle avec Scarlett Johansson et Colin Firth, change donc diamétralement de registre. Dans le rôle-titre, Gaspard Ulliel, pour son premier film américain. L’acteur ne cesse d’être sollicité depuis Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.Quelques semaines avant Hannibal : les origines du mal, les spectateurs ont pu l’admirer dans Jacquou le Croquant de Laurent Boutonnat.
Les origines du mal
Le rendu visuel d’Hannibal : les origines du mal (Hannibal Rising) été particulièrement travaillé…Une lourde tâche confiée au directeur de la photographie, Ben Davis Ce dernier avait déjà officié sur Imagine Me And You et Layer Cake, avait donc la lourde responsabilité de traduire les idées de Peter Webber à l’écran. Ben Davis : : "Le film suit visuellement le voyage d'Hannibal depuis la Lituanie en temps de guerre. Cette période représente un moment très sombre de sa vie, rendu par un aspect très noir, désaturé, granuleux. J’ai utilisé des images pleines d’ombres et de zones obscures. Le personnage fuit ensuite l’Europe de l’est, traverse la frontière et arrive dans la France de l’après-guerre. Dès le début donne une impression d’enfermement claustrophobe, le visuel s’ouvre dès lors qu’il quitte la Lituanie. Le film se déroule pour la première fois en extérieur. J’ai donc opté pour des plans larges traduisant un sentiment de liberté. J’ai également choisi un rendu plus chaud des couleurs pour souligner ce passage de la vie du personnage : le seul moment heureux de son existence."
La lumière de la scène finale, sommet de violence du film, a représenté un véritable défi.
Ben Davis : "c’est une sorte de plongée dans la démence qui se reflète dans le style, avec une orientation de plus en plus marquée vers le film noir. Le choix de Peter pour réaliser ce projet est excellent car il possède, ainsi que Gaspard, un côté macabre. Certaines scènes nécessitaient un traitement tout en finesse que Peter a su apporter, tout en imposant son style à la franchise Hannibal. Son approche du projet est vraiment ingénieuse".
Un travail d’orfèvre, complété par celui du décorateur Allan Starski , déjà récompensé d’un Oscar pour son travail sur La Liste de Schindler et unanimement salué pour les décors du Pianiste de Roman Polanski.
Par zoom-Cinema.fr le 7 février 2007.


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