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Le dernier roi d'Ecosse
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Le dernier roi d'Ecosse Affiche du film Le dernier roi d'Ecosse
 


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Ciné : 14 février 2007

Genre : Drame.
Nationalité : Américain

Secret de tournage du film Le dernier roi d'Ecosse

Secret de tournage du film Le dernier roi d'Ecosse

Le dernier roi d’Ecosse / The Last King of Scotland, d’après le roman de Giles Foden

Le dernier roi d’Ecosse se révèle adapté du roman éponyme de Giles Foden.
A sa parution en 1998, le livre a remporté le Whitbread Award du premier roman, le Somerset Maugham Award, le Betty Trask Award et le Winifred Holtby Memorial Prize.
L’auteur a quitté l’Angleterre pour l’Afrique à cinq ans et a grandi en partie en Ouganda, voulait depuis longtemps écrire un roman sur l’étrange et terrifiant régime d’Idi Amin Dada. Il a fini par trouver le moyen de lever le voile de la mythologie qui entoure le dictateur et d’entrer dans l’intimité de son univers, en créant un personnage fictif, un jeune médecin qui devient son ami, son confident et son homme de confiance, et finit par découvrir qu’il est piégé dans une spirale chaque jour plus violente et plus incontrôlable.

Giles Foden a intitulé son roman Le dernier roi d’Ecosse / The Last King of Scotland d’après un des titres grandiloquents qu’Amin Dada s’était lui-même attribués - les autres noms extravagants étant "Conquérant de l’Empire britannique" et "Seigneur de toutes les Bêtes de la Terre et des Poissons de la Mer".

Le dernier roi d’Ecosse, tourné en Ouganda

Très vite Hollywood s’est intéressé au script de ce film…
Après avoir retenu Kevin Macdonald en tant que réalisateur (ce dernier a été choisi pour son expérience en tant que documentariste - il a réalisé Un jour en septembre sur les J.O de Munich, Oscar du meilleur documentaire en 2000 et La mort suspendue), restaient de nombreux problèmes à aborder. Notamment le lieu de tournage.

Première idée : les prises de vue devaient être réalisées en Ouganda.
Un pays cependant inaccessible jusqu’à une date récente aux occidentaux, et ne disposant que peu de matériel pour tourner…

Finalement, l’équipe a obtenu gain de cause auprès du président lui-même.
Lisa Bryer, productrice
« Tout reposait sur ce rendez-vous. Il nous fallait le soutien du Président. Après plusieurs semaines de négociations avec son bureau, nous avons fini par obtenir une audience. Le jour venu, John Nagenda, conseiller spécial du Président auprès des médias, s’est assuré de notre tenue et de nos bonnes manières, puis nous a introduits dans une grande salle décorée de drapeaux ougandais.

Kevin, les trois producteurs, Andrew Wood, le producteur délégué, et la régisseuse ougandaise Emily Mabonga se sont placés face à huit ministres et officiels et à un Président radieux. Les caméras de télé et les photographes de presse étaient là pour couvrir l’événement.

A la moitié de cet entretien, poursuit la productrice, le Président Museveni m’a demandé d’où venait ma tribu.

Je lui ai répondu "D’Israël et d’Afrique du Sud, Monsieur le Président." J’espérais ne pas avoir tout gâché. Deux heures plus tard, nous sommes sortis, et ses ministres nous ont dit que le Président était non seulement ravi de nous voir filmer dans son pays, mais qu’il mettait à notre disposition son armée, son Parlement et ses ministres !
»

Idi Amin Dada, un dictateur suscitant des réactions diverses

Idi Amin Dada, un dictateur qui a marqué les esprits
Incarné par Forest Whitaker (Panic Room, Ghost Dog), Idi Amin Dada ussicte la controverse et des sentiments très divers, passant de la haine à l’admiration.

Ancien boxeur et soldat, il est parvenu à charmer toute une nation, incarnant l’espoir de grandeur d’un peuple. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1971 à la suite d’un coup d’Etat contre le pro-communiste corrompu Milton Obote, Amin Dada a trouvé un large soutien auprès des médias et dans le monde.

Mais l’homme possède une face sombre : il a expulsé 50 000 Asiatiques du pays, déclarant la guerre aux pays voisins, assistant le détournement par l’OLP d’un Airbus d’Air France et créant des conditions qui ont conduit à la mort ou la disparition de centaines de milliers d’Ougandais. Des exilés ougandais racontaient des histoires de tortures, de cruautés extrêmes. On a même parlé de cannibalisme chez les plus hauts dignitaires du gouvernement...

Bref, une ambiguïté qui s’en ressent jusque dans l’interprétation de l’acteur principal…
Forest Whitaker :
"Chaque fois que l’on s’intéresse aux différents aspects de la personnalité de quelqu’un, on est plus complet, et l’image qu’on donnait de cet homme jusqu’ici était vraiment réductrice et négative. Lui ajouter différentes zones de pensée en fait davantage un être humain.

Je n’ai pas du tout souhaité le représenter comme quelqu’un de bien, de gentil ou de sympathique ; pas une seule fois je n’ai pensé « je vais le jouer comme un type sympa », mais j’ai trouvé qu’en jouant son sens de l’humour et sa passion, cela pouvait donner envie aux gens - comme Nicholas par exemple - de se trouver avec lui. Mais je n’ai pas fait cela consciemment.

C’est parti d’éléments simples comme « Il aime l’Ecosse, il n’aime pas les Anglais... » puis j’ai lentement commencé à accumuler et assimiler tous ces sentiments différents, et c’est cela qui s’est mis à ressortir dans le film, au-delà de tout jugement personnel.

Cela a demandé un travail énorme, et selon la scène, ça me bouleversait parfois sur le plan émotionnel, mais cela donnait aussi par moments un sentiment de puissance. Au fur et à mesure du tournage, quand je me suis senti plus à l’aise en l’incarnant, je me souciais moins de savoir si mon accent était crédible.

Au tout début, j’ai dû prononcer un discours, et j’étais nerveux parce que je savais que ces gens en face de moi avaient connu Idi Amin Dada. Je savais que les plus âgés l’avaient sans doute entendu parler à Kampala et cela me rendait très anxieux.

Il y a eu aussi des moments difficiles liés à des émotions soudaines, intenses, suscitées par cette personnalité dominée par la paranoïa et la peur."


Le dernier roi d’Ecosse, occulté par La Môme et Taxi 4

Malgré ses qualité intrinsèques, Le dernier roi d’Ecosse, avec son sage âpre, risque cependant de passer inaperçu. Dans le rôle titre, on retrouve Forest Whitaker, vu notamment dans Panic Room de David Fincher et Ghost Dog de Jim Jarmush. A ses côtés James Mcavoy, révélé dans La plus belle victoire / Wimbledon où il incarnait le frère de Paul Bettany. Le comédien a également prête sa voix au dessin-animé Le Monde de Narnia.

Les critiques se révèlent particulièrement positives pour Le dernier roi d’Ecosse, mais sorti le 14 février en pleines vacances scolaires, le film pourrait bien se révéler occulté par deux grosses productions françaises : La Môme, long-métrage d’Olivier Dahan avec Marion Cotillard, s’adressant aux spectateurs de 7 à 77 ans.

Et les plus jeunes préfèreront découvrir les dernières aventures de Daniel / Samy Naceri dans Taxi 4 de Gérard Krawczyk.

H.T

Par zoom-Cinema.fr le 14 février 2007.

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