Secret de tournage du film Les sentiers de la perdition
D'après la BD créé par Max Allan Collins
Les sentiers de la perdition est adapté d'un "comics" (bande-dessinée en américain) créé par Max Allan Collins. Ce dernier ayant lui-même été influencé par un classique de la bande-dessinée japonaise ("Lone Wolf and Cub"). Un hommage exgalement perceptible à l'écran : Sam Mendes, le réalisateur, s'est fortement inspiré du style de John Woo. Après American Beauty avec Kevin Spacey (qui avait obtenu un Oscar pour le rôle), Sam Mendès devait prouver que la réussite de son premier film ne devait rien au hasard. Le cinéaste a mis toutes les chances de son côté en s'entourant d'une équipe de choix. Les sentiers de la perdition marque ainsi la deuxième collaboration entre le réalisateur et le directeur de la photographie Conrad L. Hall. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble en 1999 sur American Beauty. Le casting est lui aussi royal, à commencer par Tom Hanks, dont on ne compte plus les succès au box-office. Le comédien voit ainsi l'occasion d'élargir encore un peu plus le registre de ses interprétations. A contrario de ses précédents films, Tom Hanks incarne un personnage très sombre et violent dont le métier est de tuer. A tel point que dans le scénario, son personnage est surnommé "l'ange de la mort". C'est dire. Sam Mendes lui a adjoint le vétéran Paul Newman et la star montante Jude Law. Au final, un beau trio d'acteurs qui n'hésite pas à jouer sur du velours.
Subtilité
La subtilité est de mise jusque dans le titre, dont le sens est double : Perdition est à la fois le nom de la ville vers laquelle se dirigent Michael Sullivan et son fils, mais également une expression métaphorique de l'Enfer, la route dont Sullivan espère bien détourner son enfant.
Absence
Quant à Anthony LaPaglia, il a joué dans certaines scènes du film Les Sentiers de la perdition le rôle d'Al Capone. Sam Mendès ayant finalement décidé que le gangster ne devait pas apparaître dans le film, la performance d'Anthony LaPaglia a tout simplement été supprimé au montage final. Dommage. Par galanterie, le cinéaste a néanmoins crédité le nom de l'acteur au générique...
Par zoom-Cinema.fr le 11 septembre 2002.


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