Critique du film Pars vite et reviens tard (4 / 10)
PEUR SUR
Certains titres
semblent prédestinés. Déjà vu de Tony Scott. Ou encore Pars vite et reviens
tard de Régis Wargnier.
On ne pourrait
donner meilleur conseil au spectateur qui s’aventurerait dans une salle obscure
dans l’espoir de voir un bon polar made in France.
Tout pourtant plaidait
en la faveur de ce long-métrage ambitieux : une base solide (le
best-seller éponyme de Fred Vargas), un metteur en scène prestigieux (Régis Wargnier)
et des acteurs talentueux (José Garcia, Marie Gillain et Michel Serrault).
Au final, la
montagne accouche d’un souris.
La mæstria du
cinéaste, qui filme Paris comme personne ne fait guère longtemps illusion.
La direction d’acteurs
approximative, des effets de mise en scène appuyés et un épilogue grotesque.
José Garcia, que l’on
avait connu plus inspiré dans le tout aussi sombre Couperet de Constantin
Costa-Gravas, en pâtît, tout comme le reste des comédiens, de Michel Serrault à
Lucas Belvaux, qui semblent se demander ce qu’ils font là. Nous aussi.
Par zoom-Cinema.fr le 24 janvier 2007.


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