Secret de tournage du film Bobby
Bobby : la mort de Kennedy, vu par 22 personnages
A l’origine de Bobby, un événement : la mort de Kennedy.
Ce 4 juin 1968 qui rentrera dans l’histoire, le réalisateur Emilio Estevez n’était qu’un enfant.
Six ans à peine.
Mais suffisamment âgé pour se souvenir de cet assassinat.
L’acteur devenu u réalisateur a décidé d’adopter une démarche bien particulière.
Exit une approche frontale de cette date historique. Trop complexe à mettre en place. Emilio Estevez a donc décidé de focaliser Bobby, cristallisant son histoire autour de 22 personnages.
Bobby, un film choral au casting prestigieux : Anthony Hopkins, Sharon, Heather Graham, Elijah Wood, Laurence Fishburne …
Un film choral au casting prestigieux…
Premier à accepter : Anthony Hopkins, l’acteur mythique du Silence des Agneaux, incarnation du mal avec Hannibal Lecter.
Un véritable élément déclencheur pour al suite…
Dès sa présence assurée, tout le reste de la distribution ce fît sans aucun problème.
L’effet boule de neige avait pris forme…
Tous les comédiens contactés acceptèrent de réduire leur cachet pour l’occasion : Sharon Stone (Broken Flowers, Basic Instinct), Heather Graham (Austin Powers), Elijah Wood (Le seigneur des Anneaux), Laurence Fishburne (Matrix), Helen Hunt (Ce qu veulent les femmes), William H.Macy (Magnolia), Demi Moore (G.I Jane).
Un décor unique pour Bobby : l’Ambassador Hotel
Le décor unique de Bobby est le légendaire Ambassador Hotel, construit sur Wilshire Boulevard en 1921, qui accueillait le gotha d'Hollywood. Son cabaret, le Coconut Grove, a été un haut lieu de la vie nocturne de L. A.
Le palace aux 500 chambres a régulièrement hébergé les grands noms de la politique, à commencer par les Présidents des États-Unis lors de leurs déplacements sur la côte Ouest. Vingt ans après la mort de Kennedy, l'établissement présentait de tels signes de vieillissement qu'il a dû fermer ses portes. Au terme d'une longue bataille juridique, il a été décidé en 2005 de construire une école sur son site. Estevez a obtenu, in extremis, une dispense du Los Angeles Unified School District, lui permettant de tourner une semaine dans l'enceinte de l'Ambassador, où les marteaux piqueurs avaient déjà commencé leur œuvre. Mettant à profit ce bref sursis, il a pu filmer dans l'urgence la façade de l'établissement, ses halls et sa cafétéria.
Certains meubles, dont les chaises du lobby, furent achetés par la production lors de leur mise aux enchères.
Patti Podesta a également mis à profit 20 minutes non montées d'un documentaire réalisé par CBS le 4 juin 1968, qu'avait déniché Estevez. Des films de fiction des années soixante tournés à l'Ambassador (dont Le Lauréat), et un album de photos très détaillé nourrirent également son inspiration. Patti Podesta élabora la palette du film en étroite collaboration avec le directeur de la photographie Michael Barrett et la chef costumière Julie Weiss, utilisant les teintes douces et estompées de l'époque. Le décor, le mobilier, les costumes, les robes et coiffures bouffantes "à la Jackie O" ont aidé l'équipe et les interprètes à se mettre dans l'ambiance.
Dans son travail avec Barrett, Estevez s'est efforcé de capter le formalisme de la société américaine des sixties, tout en insufflant au film une énergie très actuelle ("la caméra est très fluide, constamment en mouvement, et 90% des scènes ont été tournées en Steadicam pour renforcer cette impression de légèreté").
Casting prestigieux, décor qui le demeure tout autant. Malgré ses atouts, l’accueil de Boby aux Etats-Unis fût relativement tiède. Gageons que malgré des critiques mitigées, le film d’Emilio Estevez sera mieux considéré par les spectateurs européens.
H.T
Sharon Stone
La tigresse. Une carrière très mal menée, après
la révélation dans le sulfureux Basic Instinct.
Mais depuis, plus que des navets (dont Basic Instinct 2), à part
Casino de Martin Scorcese (Aviator, Gangs of New-York, Taxi Driver) et Broken Flowers où elle charme à nouveau Bill Muray.
Flashback. La future star sulfureuse de Basic Instinct est née en Pennsylvanie, dans la commune
de Meadsville, le 10 mars 1958 .
Si comme certains elle n'a pas été plongée très
tôt dans le milieu artistique (Tobey Maguire, Nathalie Portman, Scarlett Johannson), Sharon Stone
a découvert assez vite tout de même son intérêt pour la scène.
Passionnée par le théâtre,
elle s'inscrit à 17 ans à peine dans un cours d'art dramatique.
Etudiante douée,
elle obtient même une bourse qui lui permet de s'inscrire à l'Université d'Edinboro.
Là, elle se consacre à sa passion et obtient un diplôme en lettres et beaux-arts.
Auréolée de prix dans des concours de beauté, c'est tout naturellement qu'elle se voit
engagée par l'agence Eileen Ford.
Une collaboration fructueuse qui l'amènera à
travailler pour des marques prestigieuses et aussi diverses que Diet Coke et Revlon.
La belle gagne bien sa vie grâce à sa beauté naturelle.
Mais au fond d'elle
même, elle semble trahir ses premiers amours.
Bien décidée à reprendre le train en
marche, elle suit des cours avec
Roy London.
Et se voit proposer dans la foulée un
petit rôle par le plus new-yorkais des cinéastes, Woody Allen (Celebrity, Harry dans tous ses
états, Le sortilège du scorpion de Jade, Match Point, Manhattan, Annie Hall).
Le metteur
en scène juif l'invite pour quelques plans dans Stardust Memories.
Un bon pied à
l'étrier dans le milieu du septième art.
Pourtant, la belle ne se voit proposer
par la suite que des rôles très abjects et fondés sur son physique.
Bref, les
années 80 riment avec disette.
Heureusement, une rencontre va changer son
destin.
Paul Verhoeven saisit tout le talent et le potentiel de la jeune femme au charme
ravageur.
En 1990, elle donne ainsi la réplique à monsieur muscle et futur
Terminator,
Arnold Schwarzenegger, dans le culte Total Recall. Le public est au
rendez-vous, mais la violence n'est pas sans choquer un certain nombre de personnes.
Le long-métrage se révèle un bon début pour Sharon Stone, mais la comédienne n'a pas
encore trouvé LE rôle qui fera d'elle une star et permettra d'être identifiée par le
public.
Le succès viendra très vite, deux an après Total Recall.
Toujours
dirigée par le réalisateur de Robocop, Sharon Stone fait scandale avec Basic Instinct, aux côtés
de Michael Douglas (Traffic de Steven Soderbergh, The Game de David Fincher)
Un des plus
gros succès des années 90. Le thriller érotique, particulièrement démoniaque, avec deux scènes
mythiques. L'interrogatoire, où Sharon Stone croise les jambes et met sa plastique parfaite en
valeur. Et le seau à glace.
L'actrice est acclamée au festival de Cannes. Le
souffre souffle sur le film, y compris lors de sa première diffusion sur Canal plus.
Les
Nuls iront jusqu'à parodier la scène culte de l'interview sexy dans La cité de la peur.
Problème par la suite.
Sharon Stone se laisse enfermer dans des rôles
similaires à ceux qui ont fait son succès.
Toujours la femme sulfureuse dans des navets
vendeurs, sous prétexte qu'ils sont pimentés de scènes érotiques.
Citons en vrac
Intersection, Sliver (un voisin l'observe alors qu'elle demeure en tenue légère), Sphere avec
Dustin Hoffman (Rain Man), The Mighty de Peter Chelsom, Gloria de Sidney Lumet, Catwoman de Pitof aux côtés de Halle Berry, ou encore le
remake Diabolique avec Isabelle Adjani.
Quelques exceptions dans cette série de
long-métrages oubliables.
L'expert avec Sylvester Stallone. De l'action simple mais
efficace.
Le western Mort ou vif où elle prend sous son aile et révèle un certain Leonardo
Di Caprio, future star de Titanic, Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, Gangs of New-York
et Aviator de Martin Scorcese.
Ce dernier lui offre d'ailleurs son plus beau rôle
à ce jour avec
Casino, aux côtés de Robert de Niro (Taxi Driver, Mon beau-père, mes
parents et moi, Raging Bull, Heat).
Un film grandiose dans le milieu corrompu de Las
Vegas.
S'ensuit Bobby d'Emilio Estevez avec Anthony Hopkins (Le silence des agneaux, Hannibal), Elijah Wood (Le seigneur des Anneaux), Laurence Fishburne (Matrix), Helen Hunt (Ce que veulent les femmes), William H.Macy (Magnolia) et Demi Moore (Harcèlement, G.I Jane).
Et Broken Flowers où elle charme à nouveau Bill Muray. Peut-être la fin de la traversée du désert avec le dernier Jim Jarmusch,
présenté au Festival de Cannes 2005...
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 24 janvier 2007.


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