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Très bien, merci
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Très bien, merci Affiche du film Très bien, merci
 


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Ciné : 25 avril 2007

Genre : Comédie dramatique.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Très bien, merci

Secret de tournage du film Très bien, merci


Gilbert Meliki, de La vérité si je mens à Très bien merci

Gilbert Melki
, l’ acteur qui monte…Le comédien révélé au grand public par La vérité si je mens, où il incarne le cousin riche de José Garcia, multiplie depuis les projets plus personnels. On a pû le voir dans la comédien à succès de Valérie Lemercier, Polais Royal !, où il incarnait le coach de la reine, Angel-A de Luc Besson, Reines d’un jour avec Karin Viard.

Mais aussi des films d’auteur comme la trilogie de Lucas Belvaux, ou encore Anna M de Michel Spinoza, sorti quinze jours avant Très bien merci

A ses côtés : Sandrine Kiberlain (Un héros très discret, Filles Uniques de Pierre Jolivet avec Sylvie Testud, Un petit jeu sans conséquences de Bernard Rapp, En avoir ou pas, Betty Fisher).

Deux comédiens qui ont eu plage de liberté assez grande.
Emmanuelle Cuau, réalisatrice :
"je ne les ai pas vraiment dirigés. Je suis d’accord avec Billy Wilder qui dit que la direction d’acteurs, c’est le choix des comédiens.

Nous avons eu peu de temps pour nous voir avant le début du tournage, nous n’avons pas fait de répétitions. Ce qui était important, c’était qu’il y ait une sorte d’accord moral, que nous fassions tous les trois le même film. Pour moi, à partir de là, une grande partie du travail était accomplie. Par ailleurs, Sandrine et Gilbert ont une conscience très forte de ce qui se passe en ce moment."


L’augmentation des gardes à vue en 2002, idée de départ de Très bien merci.

L’idée du film Très bien merci est venu lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé au ministère de l’intérieur en 2002.
Emmanuelle Cau, réalisatrice :

"plutôt d’un constat. En 2002, quasiment du jour au lendemain, la police s’est démultipliée de façon flagrante. J’en voyais de plus en plus : des policiers à rollers, en voiture, à vélo, en fourgon, à pied.

J’ai été très frappée par cela, ainsi que par des contrôles d’identité totalement arbitraires auxquels j’ai pu assister. Il faut savoir que depuis cette date, les gardes à vue ont augmenté de cinquante sept pour cent, la police a des quotas à respecter, et ils doivent obéir. Octave, dans La Règle Du Jeu de Renoir, dit à un moment donné : « Ce qui est terrible sur cette terre, c’est que tout le monde a ses raisons ». Dans mon film, Alex a ses raisons, il a le droit d’assister au contrôle de la police. La police, quant à elle, a le droit de le tutoyer et de l’embarquer au poste. Elle a également le droit de l’emmener à l’hôpital.

Le médecin a le droit de faire signer une HDT (Hospitalisation à la Demande d’un Tiers) à Béatrice, etc. Quand chacun est dans son droit, que se passe-t-il ? Je n’ai pas de réponse, mais je trouve la question très inquiétante
."

Kafka, influence pour Très bien merci

Pour Très bien merci, Emmanuelle Cau a été influencée par l’auteur Kafka :

"Kafka, c’est l’irrémédiable, l’absurdité jusqu’au bout, alors que dans le film, il y a une césure, une cassure, au moment où Alex retrouve un travail par un biais qui contourne la loi.

Mais c’est vrai qu’au début du film, l’engrenage de la société, l’engrenage administratif, peut devenir, l’air de rien, subrepticement, l’engrenage de la folie. Lorsque la directrice de la clinique dit à Béatrice : « Votre mari a besoin de soins, je ne peux pas vous en dire plus », on peut penser à l’arbitraire de l’arrestation de Joseph K. au début du Procès de Kafka. Quand Joseph K. tente de comprendre la situation, les huissiers lui rétorquent : « Parce que la loi est ainsi faite ». Pour quelle raison cet homme est-il arrêté ? Simplement parce qu’il existe. Prouver que l’on existe, c’est un procès sans fin
."

Peu de musique dans Très bien merci, excepté Mozart

La réalisatrice ne tenait pas à surcharger la bande-originale de Très bien merci. Quasiment aucune musique ne figure dans ce long-métrage.

Emmanuelle Cuau, réalisatrice :
"quand j’écrivais, on me demandait « Tu as pensé à la musique ? », tout le monde y allait de ses suggestions, mais je n’étais pas sûre d’en vouloir. On aurait pu composer des thèmes pour tout : le taxi, l’hôpital, la prison... Au fur et à mesure du montage, je voyais le film se construire, et je ne voyais toujours pas la nécessité de mettre de la musique.

J’ai quand même utilisé La Symphonie des jouets de Léopold Mozart lors du générique de fin. Dans le film, tous les personnages, des policiers aux internes, sont comme des automates, ils font leur travail comme on leur dit de le faire. Cette musique de Mozart m’évoque des marionnettes qu’on manipule, un tour de clef qu’on met dans un jouet ancien et qui détermine ses actions.
"

Bénéficiant de critiques Elogieuses, Très bien merci sort le 25 avril 2007. Seul adversaire sérieux : J’veux pas que tu t’en ailles de Bernard Jeanjean (J’me sens pas belle) avec Judith Godrèche, Julien Boisselier et Richard Berry. L’enjeu demeure loin d’être anodin :Très bien merci marque le retour à la réalisation pour Emmanuelle Cau, dix ans après Circuit Carole.

H.T

Par zoom-Cinema.fr le 25 avril 2007.

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