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Le Raid
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Le Raid Affiche du film Le Raid
 


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Ciné : 27 mars 2002

Genre : Comédie.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Le Raid

Secret de tournage du film Le Raid

Deuxième film de Djamel Bensalah après Le ciel, les oiseaux et ta mère

Deuxième long métrage pour Djamel Bensalah, après le succès-surprise de 1999 du "Ciel, les oiseaux et... ta mère !".

Le budget a changé (115 millions de francs) et entre temps Jamel Debouzze est devenu une superstar qui cartonne au box-office et fait de l'ombre à Clavier et Depardieu dans "Astérix et Obélix: mission Cléopâtre".
Djamel Bensalah retrouve ici Lorant Deutsch et Julien Courbey devant la caméra et Gilles Laurent, déjà scénariste du "Ciel, les oiseaux et... ta mère".

Le film a pris une mauvaise tournure avant même le début du tournage. Le 28 novembre 2000, le directeur de la production Patrick Lancelot et le directeur photographie Bernard Lutic périssaient dans un accident d'hélicoptère au Venezuela alors qu'ils étaient en repérages pour le film.
L'accident, qui avait également légèrement blessé quatre autres personnes, avait un moment fait craindre la suspension du projet.

Le film a nécessité deux ans d'écriture rien que pour le réalisateur et deux ans avec Gilles Laurent. Deux ans, c'est aussi le temps nécssaire pour préparer les mate-paintings et les décors. La scène finale a été tournée en studio à Arpagon sur un plateau de 4000 mètres carrés où l'équipe a pû reconstituer deux montagnes. Cette seule scène a mobilisé l'équipe durant sept mois !

Le Raid marque avec Le Boulet d'Alain Berbérian ("La cité de la peur"), qui sort quinze jours plus tard, le grand retour du cinéma populaire à la française.
Tous les ingrédients sont présents pour que le film remporte un succès conséquent, matraquage pub oblige.

Gérard Jugnot

De nombreux succès à l'actif de Gérard Jugnot : Les bronzés, Les Bronzés font du ski, Les Bronzés 3, amis pour la vie, Les choristes, Monsieur Batignole, Tandem.
Mais aussi une tendance à se complaire ses dernière années dans des films un peu académiques comme Les choristes et Boudu.


Le futur maître d'école des Choristes est né le 4 mai 1951 à Paris.
Le mythe de la troupe du Splendid prend racine dès l'adolescence.

C'est en effet sur les bancs du lycée Pasteur situé à Neuilly que Gérard Jugnot rencontre le trio infernal Thierry Lhermitte (Le dîner de con, Le prince du Pacifique, Un indien dans la ville, Les Bronzés), Christian Clavier (Napoléon, L'enquête corse) et Michel Blanc (Embrassez qui vous voudrez, Grosse fatigue).

Tous ensemble ils forment la désormais mythique troupe du Splendid.
Au départ, pourtant, tout n'était pas gagné.
Le café théâtre est constitué de bric et de broc. Et les jeunes ont du mal à joindre les deux bouts.

Parallèlement, Gérard Jugnot décroche tout une série de petits rôles souvent ingrats. Parmi cette série de navets, citons Un amour de coccinelle et La septième compagnie au Clair de Lune.

Mais il faut bien se nourrir et remplir le compte en banque.

Heureusement, Gérard Jugnot voit la fin des repas à base de pâtes avec son premier véritable long-métrage intitulé Les héros n'ont pas froid aux oreilles aux côtés de Daniel Auteuil (Le placard, Manon des sources, Le huitième jour, Peindre ou faire l'amour).

Une première prestation grâce à un ancien complice du lycée, Charles Nemes (La tour Montparnasse infernale avec Eric et Ramzy).

S'ensuit le triomphe de l'adaptation cinéma de la pièce de théâtre Amours, coquillages et crustacés, rebaptisée pour l'occasion Les bronzés avec également Marie-Anne Chazel, Josiane Balasko et Dominique Lavanant.

Le long-métrage mis en scène par Patrice Leconte (Tandem, L'homme du train, Ridicule, La veuve de Saint-Pierre, La fille sur le pont) croque avec un certain mordant les travers des français dans un club de vacances sénégalais.

Le film aura une suite encore plus culte, Les bronzés font du ski, qui connaît encore un grand succès lors de sa diffusion annuelle à la télévision. Et des séquences d'anthologie comme le crapaud dans la bouteille ou Michel Blanc bloqué sur un télésiège.

Le groupe poursuivra sur la lancée avec les dialogues hilarants du père Noël est une ordure, deuxième adaptation d'une de leurs pièces à succès.

Gérard Jugnot tourne alors en 1982 sous la direction d'Edouard Molinaro dans Pour cent briques, t'as plus rien et Papy fait de la résistance.

La même année, il se lance seul sur scène dans "Enfin seul !". suivi très vite de sa première réalisation, Pinot simple flic.

Par la suite, Gérard Jugnot tournera de nombreux autres films avec plus ou moins de succès : Scout toujours, Meilleur espoir féminin, Monsieur Batignole, Casque bleu, Sans peur et sans reproche et surtout Une époque formidable, où avec Richard Boringher (Le grand chemin) il traite d'un problème de fond : celui des SDF alias les Sans domiciles fixes.

Autre sujet sensible, les sectes, avec le décevant Fallait pas aux côtés de Jean Yanne et François Morel (Ah ! Si j'étais riche, Les deschiens).

Après Les Bronzés et Les Bronzés font du ski, l'acteur retrouve Patrice Leconte dans le subtil Tandem avec Jean Rochefort inoubliable. Grand film, assurément. Et sans doute le meilleur rôle de Gérard Jugnot à ce jour.

S'ensuit les faussaires, Les clés du paradis, Voyage à Rome, Fantôme avec chauffeur avec Philippe Noiret (Les grands ducs) et Oui, mais... : ces deux derniers sont à ranger dans la case navet.

Lors de la dernière décennie, Gérard Jugnot réalise ou joue dans Les choristes, Monsieur Batignole et maintenant Boudu.

Une sorte de triptyque. Depuis quelques temps, le comédien joue ou réalise des films qui ont l'art qui ont de plaire au plus grand nombre.

Ne nous plaignons pas de ce phénomène qui a le double mérite de ramener les gens dans les salles de cinéma mais aussi de faire triompher le cinéma hexagonal au box-office. Qui le déplorerait ?

Mais ce succès s'accompagne d'une tendance regrettable :
le cinéma de Jugnot semble quelque peu baigner dans un certain conformisme fâcheux.

Le film de qualité Made In France, dont Jacques Perrin demeure le parfait ambassadeur (Le peuple migrateur, Les Choristes, Microcosmos ...) rime parfois avec un manque d'audace regrettable. D'autant plus que Gérard Jugnot avait réalisé par le passé des films grands publics mais plutôt corrosifs : "Une époque formidable" en reste le meilleur exemple. Où est passée cette verve ?

Sans oublier le phénomène de mode qui s'accompagne à la sortie de ces films : les chorales apparaissaient comme ringardes voilà à peine un an. Et maintenant, les bobos se passent en boucle la bande-originale ! Ridicule et agaçant au plus au point.

Bref, s'il l'on n'éprouve aucune rancoeur particulière envers le sympathique réalisateur de Pinot simple flic, nous ne pouvons que déplorer sa tendance à se conforter dans un académisme de bon aloi.

H.Troccaz

Par zoom-Cinema.fr le 27 mars 2002.

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