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L'Ennemi intime
Secrets de tournage

Affiche miniature du film L'Ennemi intime Affiche du film L'Ennemi intime
 


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Ciné : 3 octobre 2007

Genre : Drame.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film L'Ennemi intime

Secret de tournage du film L'Ennemi intime

L’ennemi intime de Florent Emilio Siri (Nid de guêpes) avec Benoit Magimel (La fille coupée en deux, Les chevaliers du ciel) et Albert Dupontel (Enfermés dehors). D'après le documentaire de Patrick Rotman.


L’ennemi intime
sera un des films événement de la rentrée 2007 au cinéma. Après Indigènes, Florent Emilio Siri (Nid de guêpes) adapte ici le documentaire de Patrick Rotman sur la guerre d’Algérie.

Le réalisateur retrouve pour l’occasion Benoit Magimel (La fille coupée en deux, Les chevaliers du ciel) qu’il avait déjà dirigé dans Nid de guêpes aux cotés de Samy Naceri (Taxi 4).
A ses côtés, Albert Dupontel (Enfermés dehors).

L’ennemi intime de Florent Siri raconte l’histoire de deux hommes brisés par une guerre civile, comme l’explique le synopsis officiel :
Algérie, 1959. Les opérations militaires s'intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien Benoit Magimel (La fille coupée en deux, Les chevaliers du ciel), un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac (Albert Dupontel - Enfermés dehors), un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.


L’ennemi intime de Florent Emilio Siri (Nid de guêpes), dans la lignée des grands films de guerre américains sur le Vietnam

A l’instar des grands films de guerre américains sur le Vietnam ou la seconde guerre mondiale (Il faut sauver le soldat Ryan / Saving Private Ryan, Platoon...), un réalisateur français s'attaque donc à la Guerre d'Algérie, inspiré de faits réels

Florent Emilio Siri (Nid de guêpes) explique : "j’ai toujours voulu faire un film sur les guerres de décolonisation. Un film à la fois épique et intimiste. J’admire « La 317ème section » de Pierre Schoendoerffer sur la guerre d’Indochine. Aussi Benoit Magimel (La fille coupée en deux, Les chevaliers du ciel) et moi nous faisons partie de cette génération que des films sur la guerre du Vietnam comme « Apocalypse Now », « Platoon » ou « Voyage au bout de l’enfer » ont marquée à vie.

Et je me suis toujours demandé pourquoi on n’en faisait pas en France sur la guerre d’Algérie, sauf rares exceptions. Il faut citer R.A.S. d’Yves Boisset, « La question » de Laurent Heynemann, « Avoir vingt ans dans les aurès » de René Vautier et bien sûr, « La bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo, mais ces films ont plus de 30 ans, voire 40. Malheureusement, le projet « L’ennemi intime » n’a pas pu démarrer aussi vite que nous le souhaitions et je suis parti aux Etats-Unis tourner un autre film. Cette expérience-là m’a aussi permis de revenir encore plus à même de porter et de valoriser tout ce que « L’ennemi intime impliquait.
"

Le tournage de L’ennemi intime en juin 2006 au Col de Tasmit

Le tournage de L’ennemi intime s’est déroulé en juin 2006 au Col de Tasmit à plus de quatre heures de Casablanca. Un tournage éprouvant, par forte chaleur, mobilisant plus de 150 personnes.
L’ennemi intime a été coscénarisé par Patrick Roman lui-même.

De son documentaire sortie en 2002, Florent Emilio Siri (Nid de guêpes) a gardé les questionnements et les souffrances.
Florent Emilio Siri (Nid de guêpes) explique : « pour L’ennemi intime je me suis rendu en repérages en Kabylie où j’aurais voulu pouvoir tourner, mais il n’existait aucune infrastructure capable d’accueillir une production comme la nôtre. Par contre, par souci de réalisme, j’y ai fait le casting des acteurs qui sont en fait des non-acteurs, de jeunes paysans kabyles des montagnes. Ne pouvant tourner sur place, nous avons donc choisi de tourner au Maroc, dont la région de Beni Mellal ressemble beaucoup à la Kabylie.

Le Maroc est habitué aux tournages d’ampleur. Il y a là-bas d’excellents techniciens. Nous y avons fait presque deux mois de repérages. Le décor était une composante essentielle de l’histoire. Quand on parle de l’horreur, il faut placer ce qu’il y a de plus beau en opposition. Je voulais donc trouver des paysages magnifiques pour L’ennemi intime, afin de montrer que, comparés à la nature, nous ne sommes que des fourmis, des insectes. Je cherchais ce paradoxe.

Notre base de tournage de L’ennemi intime se situait dans le Moyen Atlas. Il nous fallait souvent une heure de piste voire plus pour arriver sur les décors. Nous avons tourné en quarante-huit jours, six jours par semaine. Le film a été entièrement storyboardé avant le tournage et quelques rares scènes pendant. Mais il faut remettre le story-board à sa juste place. Je dis toujours que j’écris un film quatre fois : d’abord au scénario, puis au story-board, puis au tournage, et enfin au montage. C’est le même film à chaque fois, mais à des étapes différentes qui « poussent » le film vers le haut. Sur le tournage, je me laisse guider par les acteurs et l’interprétation qu’ils font de leur personnage. Je leur donne un espace où ils peuvent s’exprimer librement car c’est à leur tour de nous faire partager leur vision. Puis, je corrige ou non en fonction du récit et de ma vision
."


L’ennemi intime : un projet qui a mis longtemps à voir le jour, près de cinq ans de estation

Malgré les apparences, L’ennemi intime est un projet qui a mis longtemps à voir le jour. Près de cinq ans de gestation. Cinq longues années pour que Florent Emilio Siri (Nid de guêpes), Patrick Rotman et Benoit Magimel (La fille coupée en deux, Les chevaliers du ciel) trouvent des producteurs.
Ces derniers ont été séduits par le côté "western guerrier" de L’ennemi intime et donc le côté grand public de l’affaire.
Entre temps, le jeune cinéaste a mis en scène Otage à la demande de Bruce Willis (Die hard 4 : retour en enfer / Die Hard 4 : Live free or Die Hard).


L’ennemi intime de Florent Emilio Siri (Nid de guêpes) avec Benoit Magimel (La fille coupée en deux, Les chevaliers du ciel) et Albert Dupontel (Enfermés dehors) sera assurément l’un des évènements cinéma de la rentrée 2007, au même titre que
99 francs de Jan Kounen avec Jean Dujardin, Minor de Jean-Jacques Annaud avec José Garcia (La vérité si je mens ! 2) et Vincent Cassel (Le pacte des loups).

Ou encore Le deuxième souffle d’Alain Corneau (Stupeurs et tremblements) au casting hétéroclite : Daniel Auteuil (36 quai des orfèvres), Monica Bellucci (Le pacte des loups), Michel Blanc (Embrassez qui vous voudrez), Jacques Dutronc (Embrassez qui vous voudrez), Nicolas Duvauchelle (Avril), Gilbert Melki (La vérité si je mens ! 2).


H.T

Par zoom-Cinema.fr le 3 octobre 2007.

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